Fini les attentes interminables d’un hypothétique taxi au sortir d’une soirée parisienne, vous voici à Bangalore, et plus généralement en Inde, pays du rickshaw où attendre plus de 30 secondes un taxi pour un étranger semble impossible.
Mais qu’est ce qu’un rickshaw, ou plus précisément un auto rickshaw ? Prenez un guidon de scooter, sa fourche et sa roue avant (avec un phare si possible) et collez-y un arrière de fourgonnette avec une banquette et un petit moteur en dessous. Ajoutez-y une capote pour protéger le dessus du véhicule, un siège pour le chauffeur et un pare-brise. Vous voilà dans un rickshaw…
La meilleure partie du voyage est souvent la phase de négociation avec le chauffeur. Pour commencer, il faut d’abord lui indiquer la destination de la course et lui faire répéter au moins une fois pour s’assurer de sa bonne compréhension. Le lieu d’arrivée fixé, vient la négociation du prix. Pour tester vos talents de négociateur, préférez négocier un prix à la course. Pour les autres, choisissez de fonctionner « by the metter » avec le traditionnel compteur.
Même s’ils sont plus lents que les taxis, les rickshaws et leurs chauffeurs n’ont pas d’égal quand il s’agit de se faufiler dans la circulation et prendre des raccourcis vous faisant découvrir de nouveaux quartiers. Bangalore étant une ville particulièrement embouteillée, c’est donc un terrain de jeu idéal pour ces fous du guidon, qui semblent avoir oublié l’utilité des rétros et de l’angle mort. L’accident ne semble jamais bien loin et le klaxon est souvent le dernier rempart contre un éventuel choc.
A l’issue de ce voyage, vous sortez du véhicule, la tête pleine de bons souvenirs, d’anecdotes à raconter à vos amis (bagarre de chauffeurs, amende pour avoir téléphoné en conduisant, arrêts inattendus pour cause de panne d’essence…) et toujours de bonne humeur!
PS : pour vous faire vivre quelques instants de rickshaw, n’hésitez pas à regarder la vidéo ci-dessous prise dans un quartier du sud de Bangalore.
