jeudi 18 septembre 2008

Le Rickshaw

Fini les attentes interminables d’un hypothétique taxi au sortir d’une soirée parisienne, vous voici à Bangalore, et plus généralement en Inde, pays du rickshaw où attendre plus de 30 secondes un taxi pour un étranger semble impossible.


Mais qu’est ce qu’un rickshaw, ou plus précisément un auto rickshaw ? Prenez un guidon de scooter, sa fourche et sa roue avant (avec un phare si possible) et collez-y un arrière de fourgonnette avec une banquette et un petit moteur en dessous. Ajoutez-y une capote pour protéger le dessus du véhicule, un siège pour le chauffeur et un pare-brise. Vous voilà dans un rickshaw…
La meilleure partie du voyage est souvent la phase de négociation avec le chauffeur. Pour commencer, il faut d’abord lui indiquer la destination de la course et lui faire répéter au moins une fois pour s’assurer de sa bonne compréhension. Le lieu d’arrivée fixé, vient la négociation du prix. Pour tester vos talents de négociateur, préférez négocier un prix à la course. Pour les autres, choisissez de fonctionner « by the metter » avec le traditionnel compteur.
Même s’ils sont plus lents que les taxis, les rickshaws et leurs chauffeurs n’ont pas d’égal quand il s’agit de se faufiler dans la circulation et prendre des raccourcis vous faisant découvrir de nouveaux quartiers. Bangalore étant une ville particulièrement embouteillée, c’est donc un terrain de jeu idéal pour ces fous du guidon, qui semblent avoir oublié l’utilité des rétros et de l’angle mort. L’accident ne semble jamais bien loin et le klaxon est souvent le dernier rempart contre un éventuel choc.


A l’issue de ce voyage, vous sortez du véhicule, la tête pleine de bons souvenirs, d’anecdotes à raconter à vos amis (bagarre de chauffeurs, amende pour avoir téléphoné en conduisant, arrêts inattendus pour cause de panne d’essence…) et toujours de bonne humeur!


PS : pour vous faire vivre quelques instants de rickshaw, n’hésitez pas à regarder la vidéo ci-dessous prise dans un quartier du sud de Bangalore.

vendredi 12 septembre 2008

Laissez-passer A-38


« Come back tomorrow »… C’est généralement ce que l’on vous répond quand venez chercher un document.

La bureaucratie indienne n’a semble-t-il pas d’égal et chaque démarche prend souvent la forme d’un véritable parcours du combattant, digne de l’épreuve des douze travaux d’Astérix. Quelques astuces et conseils pour vous faciliter la tâche :
1- N’espérez jamais obtenir les documents du premier coup, ça serait beaucoup trop simple et sans aucun charme. Alors armez-vous de patience et préparez-vous à de multiples allers-retours.
2- Ne sous-estimez surtout pas la phase de préparation, sans elle, l’échec est assuré… Renseignez-vous donc à l’avance auprès de personnes ayant déjà essuyés les plâtres et auprès d’indiens, souvent de bons conseils.
3- Prévoyez de multiples exemplaires des documents requis. En effet, il n’est pas rare qu’un employé officiel décide, sur un coup de tête, que vous n’avez pas le bon nombre copie des documents. Donc un bon conseil, prévoyez large… très large.
4- N’oubliez surtout pas le kit de survie de l’étranger en démarche administrative ! Colle, stylos, ciseaux… Ca serait idiot d’avoir à refaire 2h de rickshaw pour ça…
5- Dans la mesure du possible, faites vos démarches avec des filles. Il faut reconnaître qu’elles ont un talent particulier pour accélérer les démarches en faisant mine d’être désespérées (et c’est bien souvent justifié).
6- N’hésitez-pas à apporter des boissons pour vous désaltérer, les salles d’attentes sont parfois petites et toujours noires de monde. De plus, si vous voulez éviter de passer la journée dans la pièce, accrochez-vous bien à votre place. De nombreux indiens sont payés par des occidentaux pour faire les démarches et eux n’hésiterons pas ne seule seconde à vous passer devant. Si vous êtes nombreux, formez une ligne pour empêcher toute tentative de dépassement.


Si vous suivez bien ces recommandations, vous devriez pouvoir réussir l’épreuve de l’administration indienne… et peut être valider le crédit Public Administration Procedures : Indian Approches… une philosophie à part entière !

jeudi 11 septembre 2008

IIMB

Située dans le sud de Bangalore, à 45min-1h de rickshaw du centre de la ville, l’IIMB, Indian Institute of Management Bangalore, est généralement considérée comme la première ou deuxième école de commerce d’Inde, elle dispose de partenariats avec la plupart des grandes écoles de commerce françaises et européennes. Le campus s’étend sur 42 hectares de verdure, coupés de la ville par des entrées surveillées jours et nuits par un véritable service de sécurité.






Entre 500 et 1000 personnes étudient ici en Post Graduate Programs - (équivalent de notre master) après avoir suivi un Bachelor - Doctoral Program ou Executive Programs. La plupart des étudiants à déjà un bon bagage professionnel, c’est très enrichissant de parler avec eux non seulement de leur pays mais aussi de leurs expériences diverses vécues dans toute l’Inde.


Photo devant l'entrée du campus

Premier contact



L’Inde ! Après des mois d’attentes nous y voici enfin, après une courte nuit passée dans l’ultramoderne aéroport de Bangalore, ouvert en avril dernier, nous franchissons les portes du deuxième état le plus peuplé au monde, premier changement : le climat, 26 degrés à 6h du matin, mais plus encore que la température, c’est l’humidité qui vous fait réellement prendre conscience de ce nouveau lieu : près de 80% !

Nous nous engouffrons dans un taxi direction l’IIMB, Indian Institute of Management Bangalore, le chauffeur nous indique une heure de transport environ, c’est parti !

La conduite en Inde n’a, comme vous pouvez l’imaginer, aucun rapport avec notre façon de conduire. Les taxi-drivers sont, ici, de véritables pilotes de course, slalomant au milieu d’un flux incessant de bus, motos, voitures et … piétons (précision qui à son importance, l’aéroport relie la ville par une 2x3 voies), s’engouffrant dans le moindre espace laissé par les véhicules.
Sur le bord de la route, nous apercevons progressivement les premières publicités, puis les premiers bidonvilles, le choc est bien là et ce n’est qu’un début…

Bienvenue

Bonjour à tous,
Je commence ce blog un peu en retard donc je vais me permettre de remettre les pendules à l’heure en vous faisant vivre quelques moments, en accéléré, une sorte de Best Of, rien que pour vous…